|
|
L'Inattendu
de Fabrice Melquiot texte publié aux Editions de l'Arche Mise en scène : Brontis Jodorowsky
Avec : Eleonor Agritt Costumes : Elisabeth de Sauverzac Lumières : Rémi Nicolas Musique : Edouard Ferlet Crédit photographique: Grégoire Alexandre & Jeanne Roualet
production: Mélisse
en association avec le théâtre du Tournant
————VIDEO EPK———
attaché de presse:
la strada & cies
francesca magni
francesca.magni@orange.fr 06 12 57 18 64
catherine guizard
lastrada-cguizard@wanadoo.fr 06 60 43 21 13
attaché de diffusion:
mathilde mabille / Com' en coulisses
mathilde mabille mathildemabille@gmail.com 06 19 83 90 99
|
|
Résumé Liane vit seule depuis que son amant noir a disparu, une nuit sur le fleuve. Autour d'elle, apparaissent de mystérieux flacons qu'elle collectionne, dans lesquels elle découvre la mémoire d'elle et lui, disséminée. À chaque flacon sa couleur et son souvenir. Ainsi refuse-t-elle le présent, au nom d'une disparition qui n'est pas une mort. Peu à peu, suivant le fil du passé, c'est son présent de veuve qu'elle accepte de rencontrer. Et peut-être même l'augure de jours meilleurs, au contact du monde et au nom de ce qu'on n'espère plus. |
|
Une femme, Liane, isolée dans sa maison au milieu d'un pays en guerre, pleure son amant disparu. Des flacons de couleurs différentes apparaissent mystérieusement dans sa chambre. Elle y trouve des messages, des souvenirs de lui et y lit l'avenir. Se confrontant à l'absence et au vide, elle passera du refus à l'acceptation de ce deuil et décidera de parcourir le monde.
La pièce se compose de huit chapitres ou scènes, ayant chacun pour titre une couleur. Elles correspondent aux flacons qui apparaissent les uns après les autres, sans explication, dans la chambre de Liane.
« Noir » ouvre le récit, « Blanc » le clôt. A l'ouverture de la pièce, Liane est dans une lutte contre ce Noir. Elle refuse de faire le deuil de son homme mort à la guerre. En douleur et perdue, buvant et ne se lavant plus « autant qu'avant », elle se confronte à l'absence désespérante.
Liane est dans sa chambre, tourne dans cette pièce, son décor : un simple lit, une veste d'homme, une table d'accessoires, une bougie, une chaise, une bassine avec sa serviette, son gant de toilette et un miroir, une bouteille de gnôle. Les flacons de verre jalonnent cet espace. Ils peuvent contraindre et dessiner les déambulations de Liane. Elle y trouve un souvenir par couleur.
A l'extérieur, le monde gronde entre les combats des miliciens et le Fleuve. Présences indéniables à suggérer, à travers un support de bande sonore et un jeu de sons : piano transformé, mélodie, flacons chantants. Ces bruits, cette musique sortent parfois de Liane elle-même, parfois de l'extérieur.
La lumière du spectacle est un élément à part entière en intervenant précisément sur le décor et les flacons. Cela par un jeu d'apparitions et de disparitions, d'ombres qui éclaireront l'univers onirique de la pièce.
Là, ici là. Ce sont les premiers mots de Liane. L'exploration de l'âme humaine, suivant la carte tracée par le poète, a été de tous temps l'activité du théâtre. Et il n'y a d'autre temps au théâtre que Là, ici là. C'est ce Là, ici là, le joyau tapi dans la mine obscure de la création théâtrale: une qualité de rencontre, d'expérience humaine, entre un texte et une équipe, entre l'actrice et son chien d'aveugle, entre un vécu et un autre, qui nous mène un pas au delà de nous mêmes, dans cet espace où nous sommes en même temps un et plusieurs; moi et toi et nous.
Fabrice nous accompagne, comme un fantôme bienveillant, comme une grotte pleine d'ombres à déchiffrer, et en elle, là, ici là, se déchiffrer soi-même.
Fouiller jour après jour, dans l'exigence du corps et de la voix, jusqu'à cet instant tenu et inspiré qui fait palpiter le coeur. Tailler dans le cristal des mots, le bon flacon pour qu'y coule une âme d'actrice.
Et un jour on entend cette histoire et on la croit, comme elle est écrite: des flacons apparaissent, Il n'est pas mort, Il vient la nuit et Il rôde autour du lit. Un conte adulte, hanté, sur la mort et la renaissance. Là, ici là, dans un mouvement qui ne peut trouver sa grâce que dans précision du mot et du geste.
J'ai dit plus haut "chien d'aveugle"? C'est peut être ce que je suis: celui qui guide dans l'obscurité les pas à fleur de peau de celle qui parcourt pour nous, avec nous, là, ici là, un coeur dévasté qui renaît de ses cendres.
Brontis Jodorowsky
Le chant d'une femme contre la solitude, au nom d'un amour perdu. Brandissant sa parole comme une dernière chance, elle veut se remettre au monde et serre les poings, provoque, ouvre les bras, fait le tour du monde, revient. 500 mots ... Liane vit seule depuis que son amant noir a disparu une nuit sur le fleuve. Autour d'elle, apparaissent de mystérieux flacons qu'elle collectionne, dans lesquels elle découvre la mémoire d'elle et lui, disséminée. À chaque flacon sa couleur et son souvenir. Ainsi refuse-t-elle le présent, au nom d'une disparition qui n'est pas une mort. Peu à peu, suivant le fil du passé, c'est son présent de veuve qu'elle accepte de rencontrer. Et peut-être même l'augure de jours meilleurs, au contact du monde et au nom de ce qu'on n'espère plus. 800 mots ... Dans sa maison, Liane fait la poussière sur des flacons de verre. Des flacons de verre qui apparaissent par mystère autour d'elle. Dans lesquels elle découvre un souvenir à chaque fois. Ainsi écume-t-elle sa mémoire, d'un flacon à l'autre, de couleur en couleur. Liane parle seule. Seule avec lui, l'amant égaré en chemin. Liane vit seule depuis qu'il a disparu, son amant noir, marchant sur les eaux du fleuve jusqu'au point de non-retour. Liane joue seule à faire apparaître des flacons, des garçons, des fantômes. Pour tuer le temps à défaut de se tuer elle-même. Le temps de se reconstruire un monde susceptible d'accueillir le monde, plaies contre plaies. C'est l'histoire d'une femme qui essaie de desserrer les doigts. C'est l'histoire d'un accident ou du destin, qui ont parfois avoir visage commun. |
![]() |
©Jeanne Roualet
|
